Exit le 435, un des best-sellers du chantier Alubat. Dessiné par Marc Lombard, le tout nouveau 445 gagne en vitesse grâce à sa carène plus moderne. Le premier exemplaire a déjà fait tourner son loch entre les Sables, le bassin d'Arcachon et l'Espagne. Avant le grand départ. Texte et photos Emmanuel van Deth
Pas facile d'être les premiers acheteurs d'un nouveau modèle : tout le monde veut l'essayer ! Abonnés à tous les magazines nautiques, Marc et Patricia Jolibert se prêtent bien volontiers au jeu. Au départ, c'est un 435 qu'ils avaient commandé. « Nous apprécions la robustesse de l'alu et la possibilité d'échouer. C'est très pratique pour l'entretien. Pas besoin d'un grutage ou de plonger avec des bouteilles pour changer une anode ». Et puis Alubat leur a proposé le 445. Toujours aussi costaud : tôle de 8 mm dans les fonds, 6 mm pour les deux bouchains proches de la flottaison, et 4 mm près du pont. Plus large à l'arrière et plus rapide, il séduit le couple qui tient un chantier naval au Cap-Ferret. D'abord convoyé vers le Bassin pour l'été, le dériveur tout neuf rejoint le petit port de Ciboure l'hiver suivant. L'Espagne est à portée d'étrave. Mais les Jolibert ont bien l'intention de faire découvrir à leur monture en alu ceinturée d'un bandeau noir et orange des rivages beaucoup plus lointains. Noir et orange ? Les couleurs mythiques des motos Harley Davidson. Après la voile, c'est la seconde passion de Marc, qui en possède une noire, et Patricia une blanche... à franges !
Notre essai programmé en janvier ne sent plus du tout l'été avec ses échouages tranquilles au banc d'Arguin, bien posé sur le fond plat. Nous avons échappé de peu à la neige, qui a blanchi pendant la nuit la Rhune, le sommet le plus proche de Saint-Jean-de-Luz. Avec un peu de dérive descendue, Marc s'extrait facilement de sa place sans propulseur d'étrave. La configuration bisafran passe donc le test de l'évolutivité au moteur avec succès. « Mais j'ai quand même commandé le tunnel, au cas où », précise le skipper. La grand-voile toute lattée sur rail avec prise de ris automatique est une option assez onéreuse (9 755 euros), mais quelle facilité !
Cet article est un extrait du n°446 de Loisirs Nautiques.
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