Le tour du monde en Pullman
Même philosophie que pour ses deux petits frères : l'Allures 51 est un dériveur intégral en alu en forme, le rouf et le cockpit sont réalisés en composite, les emménagements pensés pour la grande croisière... mais là, le chantier a pu voir très grand. par Emmanuel van Deth
L'Allures 51 aura attendu quelque temps dans les cartons, ou plutôt les ordinateurs, du cabinet d'architecture Berret/Racoupeau avant de naviguer. La faute à un chantier devenu vite exigu. Un déménagement plus tard, la construction du grand frère des 40 et 44 peut enfin commencer. L'objectif fixé, présenter le 51 à La Rochelle en septembre dernier, est tenu de justesse. C'est le deuxième exemplaire que nous testons aujourd'hui à Cherbourg. Le bateau, dans sa livrée blanche, en impose dès le ponton. La coque, très haute de franc-bord, promet un volume impressionnant et donc un confort maximal en grande croisière. Allures a conservé les grandes idées maîtresses des autres modèles : une coque en alu en forme défendue par des cloisons étanches, des superstructures en sandwich pour gagner du poids dans les hauts... et aussi des lignes plus douces, une dérive profilée très profonde (plus de 3 mètres en position basse), un gréement de cotre, des emménagements très conviviaux, beaucoup de rangements et une prise en compte des problèmes de maintenance. L'ensemble rouf/cockpit en composite qui passait pour une évolution technologique risquée en 2005 est désormais apprécié par tous les clients du chantier. Stephan Constance, son dirigeant, ne rencontre plus aucune objection à ce sujet. Précisons que la liaison est rivetée, collée et boulonnée. Les cadènes et les réservoirs d'eau et de gazole (ils sont centrés de part et d'autre du puits de dérive et doublés afin de prévenir toute pollution et de limiter les conséquences d'une erreur de manipulation) sont intégrés à la coque, laquelle est défendue à l'avant par une cloison étanche.
Pas grand-chose à envier à un quillard côté performances
Le bateau, grâce à sa sole plate et large, peut s'échouer bien à plat dans un peu plus d'un mètre d'eau. L'hélice est également protégée et ne peut porter sur le sable. Pas de safran à relever : le chantier a opté dès son premier modèle, le 44, pour une configuration bisafran...
Cet article est un extrait du n°448 de Loisirs Nautiques.
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