Essai : Sun Odyssey 33i

Essai : Sun Odyssey 33i

Un 10 mètres de croisière qui en a sous le capot

 

Après le Sun Odyssey 30i apparu l'été dernier, le 33i complète la modernisation de la gamme du côté des plus petits modèles. Toujours signé Marc Lombard, ce tout nouveau 10 mètres reprend beaucoup du 36i et le meilleur de son petit frère... l'aisance en plus. Éléments de réponse. par Emmanuel van Deth

 

Entre les Sun Odyssey 36 et 30, un logique 33 s'imposait. Pas si vite, cependant. Le remplaçant du 32i (signé Philippe Briand) devait tirer ses premiers bords durant l'été et se laisser désirer jusqu'aux salons d'automne. Mais crise obligeant, les règles marketing ont été bousculées. Jeanneau a donc accéléré le lancement de cette nouveauté au tout début du printemps, et parie sur le succès : le bateau sera produit au rythme de trois par jour. Comparée à celle de l'ancien modèle, la coque gagne du volume et la flottaison 64 cm pour un déplacement et une surface de voile très proches... le tout à un prix quasiment identique. La carène est signée Marc Lombard, décidément très demandé par les grands chantiers. L'architecte rochelais est également l'auteur des 36i et 30i.

Le design extérieur est, sans surprise, parfaitement dans l'esprit de la gamme. Trop peut-être aux yeux de ceux qui voudraient que leur voilier soit identifiable. Lancé en quillard (lest court en option), le 33i sera prochainement décliné en dériveur, « une configuration qui représente 10 à 15 % des ventes », relève Érik Stromberg, du chantier Jeanneau. Le lest sera composé d'un court saumon équipé d'ailettes, pour la stabilité à l'échouage. Le profond safran du quillard sera remplacé par deux pelles plus courtes. Les usagers des rias bretonnes et du bassin d'Arcachon seront comblés. À noter : le chantier prévoit un kit pour décoincer la dérive si l'appendice venait à s'immobiliser. Un cas de figure fréquent en cas d'échouages répétés dans la vase. Un passe-coque à l'arrière du puits, un tuyau et une tige métallique. On n'a rien trouvé de mieux... D'ailleurs, les dériveurs des années 1980 comme le Fantasia ou l'Attalia en étaient déjà équipés ! À quand ce kit pour tous les dériveurs de la gamme ?

Une pointe à 10 nœuds

sous spi

Motorisé par un Yanmar de 21 chevaux et une hélice bec de canard, notre voilier se montre très coopératif lors des manœuvres de port. Il faut juste penser à pousser le régime en marche arrière pour que l'hélice morde l'eau au plus vite. Hisser la grand-voile et dérouler le génois sans recouvrement ne demandent pas d'effort particulier. Voilà un voilier assurément adapté aux équipages familiaux. On en resterait volontiers sur cette image de père tranquille...

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Cet article est un extrait du n°450 de Loisirs Nautiques.

 

 

 

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